


Le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH-1, (en anglais, human immunodeficiency viruses-1 ou HIV-1) est une espèce de rétrovirus infectant l'humain et responsable du syndrome d'immunodéficience acquise (sida), qui est un état affaibli du système immunitaire le rendant vulnérable à de multiples infections opportunistes.
La transmission du vih par plusieurs fluides corporels (sang, sécrétions vaginales, sperme ou lait maternel) fait que le sida est aujourd'hui considéré comme une pandémie ayant causé la mort d'environ 32 millions de personnes entre 1981 (date de la première identification de cas de sida) et 2018.
Bien qu'il existe des traitements antirétroviraux luttant contre le VIH et retardant par conséquent l'apparition du sida, réduisant ainsi la mortalité et la morbidité, il n'existe à l'heure actuelle aucun vaccin ou traitement définitif. Le moyen de lutte le plus efficace reste donc la prévention, qui passe notamment par les rapports sexuels protégés et la connaissance de son statut sérologique de manière à éviter d'infecter autrui.
La syphilis (connue familièrement sous le nom de vérole ou encore de grande vérole par opposition à la variole) est une infection sexuellement transmissible contagieuse, due à la bactérie Treponema pallidum (ou tréponème pâle). Elle se manifeste par un chancre (ulcération) initial et par des atteintes viscérales et nerveuses tardives, certaines manifestations survenant plusieurs années après la contamination. L'évolution de la maladie se fait donc en stades successifs, classiquement trois, aujourd'hui différenciée entre stade précoce et tardif.
Le tréponème pâle a été identifié par Fritz Schaudinn et Erich Hoffmann à Berlin en 1905. Mais la maladie, volet de l'échange colombien, a été décrite dès la fin du xve siècle. Le mercure fut le remède pluricentenaire, même si son efficacité n'a jamais été démontrée. Le traitement réel apparaît au début des années 1940, avec l'avènement des antibiotiques, en particulier l'usage de la pénicilline.
L'herpès est une maladie virale, contagieuse (sexuellement transmissible si l'herpès est HSV2 ou par simple contact buccal si HSV1), et responsable d'affection de la peau, des muqueuses et parfois du système nerveux, caractérisée par des crises d'éruption vésiculeuse de boutons groupés. Ces crises d'une quinzaine de jours sont plus ou moins espacées dans le temps ; elles sont déclenchées par de nombreux facteurs, dont une baisse de l'immunité, souvent par un stress, et parfois par l'exposition au soleil. La maladie est jugée bénigne chez les sujets en bonne santé, mais peut se révéler très sérieuse chez l'immunodéprimé, le nouveau-né ou la femme enceinte.
L'herpès, parfois vécu péniblement, n'est jamais totalement guéri. Il impose donc au porteur de prendre des précautions, y compris hors des périodes de crises où il reste potentiellement contagieux.
L'hépatite B est une hépatite virale due à une infection par le virus de l'hépatite B (VHB) et entraînant une inflammation du foie.
Les symptômes de la maladie aiguë sont essentiellement une inflammation du foie, avec ou sans ictère et des troubles digestifs avec nausées et vomissements. À ce stade l’évolution est souvent bénigne même si l’hépatite B est la forme la plus grave des hépatites virales. Cependant, il existe bien que rarement, des formes fulminantes à évolution mortelle. L'infection passe souvent inaperçue lors de l'infection aiguë et chez le patient porteur du virus. Dans près d'un cas sur dix, l'hépatite B aiguë ne guérit pas et devient une infection chronique. Le porteur chronique n'a pas de symptôme apparent mais est susceptible de contaminer son entourage. En cas d'hépatite chronique active, les symptômes peuvent être une fièvre modérée, une grande fatigue, des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), une jaunisse, des urines foncées ou des selles décolorées.
La transmission du virus se fait par l'intermédiaire des liquides et sécrétions biologiques. Les principaux modes de transmission sont les rapports sexuels, les injections chez les toxicomanes, les transfusions sanguines à risques, la transmission de la mère à l'enfant lors de l'accouchement et le contact étroit avec une personne infectée. Une fois dans le sang, le virus atteint le foie et se multiplie dans ses cellules, les hépatocytes. Le système immunitaire détruit les cellules infectées, entraînant une inflammation du foie.
Le papillomavirus humain (PVH) ou virus du papillome humain (VPH, en anglais human papillomavirus, HPV) est un virus à ADN de la famille des Papillomaviridae. On en connaît environ 200 génotypes différents ; certains se transmettent par contact cutané et infectent la peau, d'autres potentiellement plus dangereux sont sexuellement transmissibles.
Les manifestations cliniques de la contamination sexuelle les plus visibles sont les condylomes acuminés (dits également « verrues génitales », « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq »), décrits par Hippocrate. Elles sont principalement dues aux HPV 6 et 11. Dans un premier temps, cette infection régresse spontanément dans 90 % des cas mais peut réapparaître par la suite tout au long de la vie une fois la personne infectée2. Chez des personnes pour lesquelles le virus est toujours présent deux ans après l'infection, celle-ci, lorsqu'elle est due à certains génotypes (notamment les HPV 16, 18, 31, 33 et 35), évolue en cancer du col de l'utérus dans 5 % des cas. Cette découverte a valu à Harald zur Hausen le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2008, puis on a constaté que 25 % environ des cancers à papillomavirus surviennent chez les hommes (dans la sphère ORL surtout, de l’anus et du pénis).
Le préservatif n'est que peu efficace contre le papillomavirus humain ; la vaccination est de ce fait la seule prophylaxie efficace et recommandée par les autorités de santé. Si elle cible les souches les plus dangereuses pour l'homme, elle ne protège toutefois pas contre tous les variants du virus et est inefficace sur les personnes déjà infectées. Le dépistage du cancer du col utérin, assorti d'un traitement en cas de présence de cellules précancéreuses ou cancéreuses, est un moyen efficace afin de diminuer le risque une fois l'infection contractée. Cette dernière peut être récidivante tout au long de la vie de la personne infectée. Des frottis de dépistage réguliers sont indispensables en complément des vaccins. En place depuis 2005, la vaccination préventive des adolescentes contre ce type de virus vise à réduire la prévalence de ce cancer. En France, la vaccination est recommandée entre 11 et 14 ans alors que l'OMS la recommande entre 9 et 13 ans, mais un rattrapage peut avoir lieu jusqu'à 19 ans. Depuis 2019, l'OMS recommande le vaccin aux jeunes hommes aux mêmes âges que les jeunes femmes, entre 11 et 14 ans avec un rattrapage jusqu'à 19 ans.
On désigne habituellement sous le terme de chlamydiose les infections en rapport avec l'agent infectieux du genre Chlamydia comme Chlamydia trachomatis ou Chlamydophila psittaci. C. trachomatis est la cause d'une infection sexuellement transmissible. Les sérotypes D à K des Chlamydia sont responsables des infections qui se manifestent par des conjonctivites.
Cette bactérie est à transmission inter-humaine stricte. 4 % des jeunes au minimum sont atteints, conduisant certains pays à faire un dépistage systématique en raison des coûts des complications de l'infection génitale à Chlamydia trachomatis responsable d'infertilité par destruction de l'épithéliumde la trompe entraînant une augmentation du nombre de grossesses extra-utérines.
Cette infection est le plus souvent silencieuse et ce n'est que lors des investigations effectuées dans le cadre d'un bilan d'une infertilitéque cette infection (ou du moins ses séquelles) est découverte. Le diagnostic est grandement facilité parla recherche directe des acides nucléiques de la bactérie par amplification génique (PCR).